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  Article dans l'Equipe du 27 septembre 2008  
 

27/09/2008 22:52
Squash - Inter. de France - Victoire de Gaultier

Grégory Gaultier
, tête de série numéro 2, a célébré de la meilleure des manières le retour dans l'hexagone d'un tournoi majeur de squash en s'imposant lors des Internationaux de France, disputés depuis mercredi à Charlety. Le numéro 2 mondial a battu en finale le surprenant Borja Golan (11-4, 9-11, 11-3, 11-5 - 64 minutes). L'Espagnol, tête de série numéro 6, s'était offert, contre toute attente, le scalp de l'Anglais James Willstrop, numéro 3 mondial, en demi-finale vendredi soir, et celui de Thierry Lincou en quarts.

Une excellente performance pour le Français dont l'objectif principal est d'arriver à prendre la tête du classement mondial, occupé pour le moment par l'Egyptien Amr Shabana, absent à Paris.

Il se met surtout dans les meilleures dispositions à quelques semaines des Mondiaux qui se tiendront à Manchester au mois d'octobre (du 11 au 19). Shabana sera présent pour y défendre son titre mondial. La concurrence sera forcément rude, d'autant que les stars anglaises, dont Willstrop, bénéficieront du soutien incontesté de leur public.
 

 
     
  Article dans l'Equipe du 25 septembre 2008  
 

 
     
  Article dans l'Equipe du 24 septembre 2008

 
     
 

La Provence le 23/09/2008


 
     
 

Squash, Internationaux de France

Paris accueille le gratin


J.L.
22.09.2008, 07h00
JAMAIS, depuis 1987 et l’Open Guy-Laroche, au Stade Français Paris, n’avait accueilli un tournoi international de squash. Un vide désormais comblé. D’aujourd’hui à samedi, la salle Charpy à Charléty (Paris XIII e ) accueille les Internationaux de France.

Dotée de 62 500 dollars et considérée comme un tournoi 5 étoiles (le deuxième niveau mondial), cette épreuve, que la Fédération souhaite pérenniser, propose un plateau de rêve.
A trois semaines des Championnats du monde individuels à Manchester (11 au 19 octobre), les meilleurs joueurs de la planète, dont les Français Grégory Gaultier (n o 2 mondial) et Thierry Lincou (n o 5), seront présents et se défieront, dans un cours en verre, qui rendra les matchs encore plus spectaculaires.

Qualifications :
aujourd’hui et demain à partir de 16 heures, mercredi à partir de 12 h 30 et jeudi à partir de 15 h 30. Demi-finales : vendredi à partir de 19 heures. Finale : samedi à 21 h 30. Tarif : de 5 € à 55 €, 135 € pour VIP. Billets sur place ou sur www.digitick.com

Le Parisien

 
     
 

Article paru dans l'édition du 21.09.08.
 

Rien ne semble prédestiner Thierry Lincou à devenir une icône du squash, lorsqu'à 8 ans, à La Réunion, il commence à frapper ses première balles sur le terrain de fortune bâti par son père, à Terre Rouge. Adolescent, mordu, il trouve dans ce sport peu pratiqué en France un formidable exutoire de "dépense physique et de créativité", et s'entraîne, chaque jour, après l'école, sur les conseils de ses deux entraîneurs de la métropole, Franck Carlino et Paul Sciberras, qui lui concoctent des séances d'entraînement par correspondance.

"J'ai gravi les échelons progressivement, raconte-t-il. Sans véritables repères." Et puis, en 2004, c'est la consécration. Celui que Grégoire Marche, grand espoir de 18 ans, compare à "un chat", en raison de ses déplacements silencieux sur le court et de sa faculté "à s'amuser de son adversaire comme d'une souris", devient, à 28 ans, le premier joueur à remporter le championnat du monde, en n'étant ni issu d'un pays anglo-saxon, ni d'une ancienne colonie britannique. "Ma victoire a ouvert une brèche dans l'hégémonie traditionnelle", concède-t-il. Et a créé un élan, comme en témoigne l'éclosion de Grégory Gaultier, 26 ans, actuel no 2 mondial.

DIFFICILE DE RIVALISER

Les deux joueurs s'avancent comme les têtes d'affiche tricolores des Internationaux de France, qui débutent lundi 22 septembre, au Stade Charléty, à Paris, et s'achèveront cinq jours plus tard. " C'est une aubaine de pouvoir s'exprimer devant notre public avant de prendre part aux championnats du monde de Manchester, à la mi-octobre, se félicite Thierry Lincou, actuel no 6 mondial. C'est l'opportunité de faire le plein de confiance et de générer un engouement autour de la discipline."

En France, près de 200 000 personnes s'adonneraient à ce sport de raquettes pratiqué entre quatre murs. Jacques Fontaine, le président de la Fédération française de squash depuis 1997, recense 30 000 licenciés, soit "trois fois plus qu'à (son) arrivée". Une effervescence encore très éloignée de celle que connaît l'Angleterre, berceau du squash. "Là-bas, c'est quatre millions d'adeptes, des terrains à chaque coin de rue et une loterie qui verse, chaque année, la bagatelle de 2 millions de livres sterling à la fédération nationale", énumère-t-il, envieux.

Difficile de rivaliser, même si aucun Anglais n'a réussi à s'imposer en championnat du monde. "C'est notre petite fierté", glisse André Delhoste, entraîneur de l'équipe de France depuis 2001, partisan d'une approche scientifique, dans les pôles du Mans, de Créteil et d'Aix-en-Provence. "Nos programmes d'entraînement sont globaux et visent à passer en revue toutes les composantes de la performance (la technique, le physique, la tactique, le mental...) pour conditionner l'athlète de façon optimale."

Une démarche aux antipodes de celle de l'Egypte, l'usine à champions de ces dernières années, qui classe quatre représentants dans le top dix mondial, dont Amr Shabana, en tête du classement depuis trente mois d'affilée. "Leur force réside dans leur intarissable réservoir, analyse André Delhoste. La concurrence crée l'émulation. Les plus doués d'entre eux sont encadrés très tôt par une sorte de tuteur qui leur planifie de lourdes charges d'entraînement quotidiennes. Une stratégie qui leur permet de sortir de très bons éléments chaque année quand nous n'en sortons qu'un ou deux tous les cinq à six ans..."

Julien Renon
 
 
     
 

19 septembre 2008